On va nommer un personnage. Avec un nom neutre. Ce ne serais ni un homme, ni une femme. Ce n'est pas un ou une hermaphrodite, juste un/une asexuée. Son prénom? Gwen. Son âge? Ni jeune, ni âgé(e), entre la vingtaine et la trentaine.
Il parlera a ma place, expression de ce que je n'ose pas dire, perfection qui ne m'habite pas.(ou si peu).
Je suis Gwen. Ni homme ni femme. Je suis disparate voir inexistant. Pourtant je m'adresse a vous. Pourquoi? A quel sujet? Le sujet que je suis. Oui, j'aime parler de moi. Egocentrique que je suis. De moi? Réellement? Rien n'est moins incertain. En réalité, il s'agirait plutôt de mes ressentis. De mes sentiments.
Parler physique, c'est beau, car c'est la matière. Mais moi, j'aime autant parler de la conception. La définition des concepts. Pas tant parler d'objets, plutôt de sujets, justement. Intérieurement. Intimement.
Ma conceptualisation de la perfection psychique est qu'on est parfait par l'étendue de nos sentiments. Ce qui nous fait atteindre la perfection c'est ce qu'on ressent. Tout ce qu'on ressens de la haine a la pitié. De l'amour au désir. De l'envie de violence au besoin de douceur. C'est ainsi que je vois la vie. Nos aiguilles de botox seraient les mots doux qu'on s'adresse entre humains et les docteurs qui tiennent les scalpels, les personnes que l'on aime ou a aimé.
J'aime la manière terriblement sexy dont mon amour est remué par les phrases qu'on lui adresse et qui atteignent mon esprit instable. J'aime les mots parce qu'ils sont l'expression de l'âme. L'âme ne réside pas dans un coin de notre crâne mais est notre esprit, notre essence, le feu de beauté qui habite ce qui reste inexplicable dans la conscience humaine, a travers les vaisseaux de sang et les nerfs qui composent la grand matrice.
J'ai dans l'idée que la défonce n'est pas un moyen de forcément atteindre plus les recoins et les limites qu'un état sobre semble donner. En réalité, il n'y la dedans de limites que pour ceux qui s'en donnent. Mais, cela dit, lors de délires psychotiques, si on atteint des paradoxes sensoriels, ça donne aussi a penser que la se trouve une clé de cet immense mystère que sont les ressentis.
Et ou est la réelle barriêre quand face a nous mêmes, introspectivement, on regarde les peines et joies, du présent, du passé et celles qu'on fantasme pour le futur, et qu'on se perd dans les méandres d'interrogations nauséabondes a l'accomplissement de l'ultime perception sentimentale?


