HHH

Elle ne dit pas bonjour. Non qu'elle ne soit pas polie mais elle n'a pas envie. Son âge, on s'en fout. Son sexe, a votre avis? Elle est jeune. Relativement et subjectivement jeune. Elle a des chaussures de perverse. Elles sont rouges. Elle a des collants violets, aujourd'hui. Et un robe aux mêmes couleurs. Elle aime le rouge, le violet, le noir, le bleu, en fait toutes les couleurs des arcs en ciel. Mais de ça, on s'en fout. Elle aime son parapluie multicolore h&m. Et danser et chanter. Et puis pleins d'autres choses, qu'elle ne dira jamais. Ou peut être que si, si vous le lui demandez. Elle sait parler d'elle, parfois, mais pas aujourd'hui. Aujourd'hui elle est heureuse, et c'est ennuyeux le bonheur. Alors, elle tremble de le perdre, de perdre ces instants d'ennui et de stupeur. Puis elle aime dire n'importe quoi aussi. Et puis elle aime, n'importe qui. Toi qui viens sur sa fiche, peut être, qui regarde sa galerie, peut être. Que d'incertitudes.

Alors elle cours, au risque de tomber!

# Posté le samedi 17 mai 2008 06:33

Modifié le dimanche 06 juillet 2008 14:18

Someeeeewheeeeere over the rainbowwww

Someeeeewheeeeere over the rainbowwww
Café-Clope. Le cendrier devant moi et les briquets dans la poche. Oui, les. Je suis une collectionneuse. De briquets. De sentiments. Je porte mon regard vers l'infini. L'infini j'aimerais que ce soit toi. Tu n'es pas la. Tu es trop loin. Lointain. Pourquoi, tant de distance. J'ai la sensation de te connaître. J'en connais pourtant bien peu. Quel malheur. Tu es trop réel. Ta phrase est trop réelle. J'ai la sensation de devoir assumer mes correspondances sexuelles. Prend ma main. Tu sens la douceur? La douleur. Mon coeur bat. Sans cesse. Les pulsations s'accordent a la musique qu'on a partagé par un soir encore trop froid pour moi. Je me sentais bouilloner de l'intérieur. C'est marrant que tant d'inconnus lisent des lignes qui te sont destinées alors que tu n'en fera rien. Cela te parraitrat ridicule et te repoussera. J'ai franchi la frontière avec toi. J'ai l'impression d'être une putain. Tout ce que je ressens ne rentre pas dans des cases et je sais l'exprimer, un minimum. C'est une chose qui me ravive l'esprit. Si tu savais le nombre de mensonges que je suis capable de te faire et de me faire pour t'atteindre. D'ailleurs je l'ai induit. Mais tu étais déja ailleurs. Saurais-je encore capter ton attention? Des larmes coulent en moi, mais refusent de sortir. Si tu savais comme je t'hais(me). J'aimerais le crier. Plus fort. Face a toi, comme dans ce film. Caresse moi. Prend moi. Pour toute la poésie que ça inclut... Et si vous saviez. Si vous saviez... tout ce qu'il y la dedans. Encore mille parfums et des doutes a n'en plus finir. Je m'en perd. Je ne le dirais pas. Je ne le dirais plus. Tu es un autre, un autre que moi et je te veux pour connaître autre chose. Et ça a jamais et pour toujours. Mon amour.

# Posté le jeudi 22 mai 2008 14:56

Modifié le mercredi 06 août 2008 05:45

Parce que je suis une bibibibiatch t'a vu

Parce que je suis une bibibibiatch t'a vu
J'ai ratées des images. Oui, bien trop. En réalité je ne fait que me voir. Me regarder et me délecter de ce que je vois de moi dans le miroir. Je pensais en avoir fini avec ça. En avoir fini pour de bon. La réalité c'est que je suis brisée, encore et toujours, par le manque d'amour. Le manque de contact. Putain que quelqu'un me prenne la main et me sauve. Oui parce que j'ai besoin d'être sauvée. je peux pas toute seule j'ai pas la force. Personne n'a la force, seul. Pourquoi est ce que j'ai la sensation que ça ne va pas? Pourquoi est ce que j'ai la sensation de vivre en dehors du réel. Pourquoi est ce que je suis si invisible. Putain je suis encore défoncée de ces cercles dans le vide que j'ai fait avec toi. Il parait que j'ai des dons. Des dons pour quoi. A quoi ça sers d'avoir des dons si on est rien capable d'accomplir jusqu'au bout. Pourquoi j'peux pas me battre. Pourquoi je suis si misérable. Si malheureuse. Pourquoi je passe du rire au larme. Pourquoi je passe de l'amour a la haine. Pourquoi il y a tellement de choses que je voudrais exprimer et tant de mots qui m'échappent. Hein, pourquoi. Purée, emmenez moi loin je tombe. Emmène moi Olivier s'il te plaît, je suis en train de retomber. Encore. le visage plein de larmes. S'il te plaît... après tout ce qu'on a échangé, toute la confiance que je met en toi. Je tiens debout sur un fil et le fil, tu connais son nom... Tu connais son nom et ce que je ressens. Mais il m'ignore, vous entendez, il m'ignore. Je suis qu'une jeunette avec un corps. Pussé je être encore plus laide que ce que je ressens de moi, pour qu'il s'intéresse qu'a mon ame, qu'a ma pensée. Du respect tu parle, je me sens bonne qu'a baiser. Et pourtant pour être honnête, tout le monde sait a quel point ça n'est pas le cas. Je suis solitaire, solitaire et abandonnée. Personne n'a idée de ce dont j'ai envie, a quel point j'en ai envie. Seulement la vie n'est pas utopie et faut passer par la phase ou on s'abandonne pour enfin s'sentir protégée. Jsuis prète a tout les sacrifices, si vous saviez a quel point je suis désespérée. Je tourne tourne les mots dans ma tête. Putain je suis vulnérable. Ce que je suis vulnérable et petite. Ce que je suis conne, aussi. Je vous en prie, ne me jugez pas. Oui j'aime, pas forcément qu'une personne. Je peux désirer ce qui me plaît de manière plus ou moins passagère. A chaque fois faut que ça rate. Trop. Pas assez. J'aime que les gens qui ont des problèmes. J'ai envie de les sauver pour me sentir sauvée moi même. Je veux plus jamais retombée amoureuse. En mille morceau. En même temps je ne rêve que de ça. D'un corps contre le mien. En réalité je déblatère que des conneries plus grosses que moi. Pas dur, je suis rachitique. Tout le monde le dit. J'ai quelques formes mais mes bras sont des tiges. Des tiges osseuses. Aussi dure que le fer. Je ne me brise pas. Heuresement que je ne bouillone pas. Je serai en fusion. Pourquoi tout m'échappe. Je devrais avoir peur. Je suis tellement paumée. J'ai tellement pas envie de rire pourtant c'est tout ce dont j'ai besoin. J'ai moi aussi envie d'être prise au sérieux. Au lieu de continuer a jouer les salopes. Tout ça sers a rien. Perdu. Va gratter un autre ticket, moi, je suis partie. Sans me retourner. Je veux plus, plus du tout. Je suis refroidie par cet immense tourbillon. Toutes ces contradictions.
Bordel.

# Posté le vendredi 23 mai 2008 19:17

Modifié le mercredi 06 août 2008 05:44

on the road

on the road
K s'avança doucement sur le portique de bois sombre. Ses jambes alourdies par la nuit et la boisson le supportait avec peine. Il était fasciné par ses mains. Ses longues mains fines aux ongles tranchants. Présentées devant lui, il les admiraient durant des heures, sans se soucier de la clandestinité de sa situation ni de la froideur de la nuit. Encore moins du soleil levant... en fait, une seule chose lui importait, oublier. Sa mémoire était comme un feu ardent que l'alcool au lieu d'éteindre ravivait. Il était a bout de souffle.

Ses vêtements déchirés lui donnaient une apparence bien peu agréable. Il avais la peau usée des coups qu'on lui avais porté tout au long de son enfance. Puisqu'il lui avait été impossible de passer outre, la faute a son caractère extraordinaire et au final bien peu flatteur, il s'était mis a se préoccuper de ce qui pourrait bien lui apporter au moins un peu de bonheur.

Même s'il n'avais apparement aucune idée de ce que c'était. C'était une personne pleine de regret, qui était assise sous ce porche. Un homme blessé. Et dangereux. Qui n'avais pour valeur, que la violence et la peine. Faute d'avoir su lui inculquer un peu d'amour, sa mère désormais reposant six pied sous terre, avait su lui apprendre a être fort. Il supportait beaucoup, et en silence. Mais on voyait sur son visage, les sillons des larmes versées toutes les nuits. Il avait un corps blessé et un visage creusé.

A 20 ans on lui en eu donné 10 a 15 ans de plus. Le seul vestige de beauté demeurant sur lui étaient ses yeux, bleus azur comme la mer la plus pure. Plongé dans l'étendue immense de ces yeux sans fonds donnait envie de connaître chaque parcelle de sa personnalité, donnait envie de le serrer dans ses bras. D'ailleurs, il aurait bien voulu, que des bras tendres de femmes l'enserrent et ne le lâchent plus jusqu'a connaître l'extase, a deux.
Mais regarder son visage et son corps, dégoutant de saleté et de cicatrices, passaient vite l'envie...

Pourtant un jour, K avait rencontrée une femme. Elle aussi était fatiguée par les aléas de la vie. Elle avais un sourire a en faire sourire un croque mort. Des yeux si verts qu'on eu cru qu'ils avaient aspirés toute la beauté de la nature. Seulement elle, elle était fragile. Oui, elle n'étais pas comme K. Elle était blessée, elle gardait les traces de ces blessures dans ses gestes mal assurés, dans ses attitudes, elle avais le mal de vivre et ne pouvais le cacher.

Il l'aimais. Elle l'aimais. Elle lui donnais la tendresse dont il avais toujours rêvé. Mais elle portait en elle un secret terriblement lourd a porter, tout comme K, certes, mais dur a assumer. Surtout pour une faible femme.
C'est elle qui se prenais pour une faible femme...elle ne parvenait pas a retourner la force qui était en elle a son avantage. Cette force la détruisait a petits feux. Mais K ne voyais que la flamme. Que la femme de ses rêves.
Sans tellement remarquer qu'elle partait doucement, et vers la folie et vers la mort.

C'était une ancienne hermaphrodite. Mais elle n'avais jamais pu oublier la trace de son autre sex. Elle portait en elle la blessure, aussi profond qu'un couteau qu'on enfoncerait rapidement dans la chair tendre de la cuisse.

# Posté le lundi 26 mai 2008 08:00

Modifié le samedi 12 juillet 2008 07:05

merci sam

merci sam
Photographe et retoucheuse: Samantha et la sale poseuse la c'est moi



Aelia. C'était son nom. Par opposition a la noirceur du prénom de K. Elle sentais brûler en elle le poids de cet autre qu'elle aurais pu devenir. Le poids de l'inconnu auquel un choix arbitraire l'avais soustraite. Elle se trouvais devant ce paradoxe d'autant plus extraordinairement lorsqu'elle se perdait dans le regard d'azur sombre des yeux de celui qu'elle aimais, pourtant si abimé. On peut être simplement blessé ou alors décharné de toute possibilité d'échapper a la fatalité.


-Prend moi fort dans tes bras, même si tu sais que c'est parce que j'ai sans cesse le besoin d'être rassurée pour des raisons impossible a deviner. Le dire, me ferais trop de mal, tu sais.

Et puis K la sentie partir dans ses bras dans un dernier acte d'amour. Frustrant et traumatisant. Et puis il regarde la dépouille qui lentement refroidit dans une mort sans espoir d'un quelconque soulagement par un esprit supérieur. K était un esprit pur. Il ne supportait pas l'idée d'une dépendance à un idole.
Donc, il errait seul, dans le manque de réflexion le plus total. Perdu dans la nuit avec le souvenir de son plaisir et son semblant de bonheur, envolé de toute part aussi simplement que le vent fait tourbillonées les feuilles en automne, ou que le temps reprend à la vie ses droits passagers et irréels. Parfois dans les rues qui ne lui étaient pas inconnues, et dont il ignorais les noms a cause de sa mémoire défaillante, dans ces rues a l'existence douteuse, ou tout semble faux et pleins de faux semblants, il se regardait dans un miroir teinté et son reflet lui faisait penser qu'il n'était que l'ombre de celui qui avait été aimé.
Et face a ce qu'il y avais de détestable en lui, sa frustration et le manque dû a cette absence soudaine et indépendante de toute volonté, il voulais se faire mal, se faire mal ou encore juste un peu de tendresse.
Qui aurais pu vouloir tant de désolation? Encore une chose qui le renforçait dans ses opinions radicales à l'égard de telles absurdités. Mais c'est lorsqu'on est plus proche de la haine qu'on aime réellement. Se perdre dans l'indifférence est un manque de capacité a ressentir toute forme de compassion..

# Posté le mardi 27 mai 2008 10:24

Modifié le mercredi 30 juillet 2008 15:05